Tension ou conflit familial ? La médiation familiale au service des SAM Ajouté le 03/07/2019 à 12h03

La médiation familiale, à laquelle on recourt facilement dans le cadre des relations conjugales, reste méconnue pour la gestion des situations familiales conflictuelles. Pourtant, elle peut être un bon moyen de résoudre les tensions qui peuvent émerger dans les familles qui doivent accompagner un proche malade, handicapé ou âgé.

Tension ou conflit familial ? La médiation familiale au service des SAM

Même si l’accompagnement d’un proche reste une expérience enrichissante, il peut dans certains cas devenir source de souffrance ou de conflits, notamment lorsque la maladie ou le handicap prennent une place trop importante dans la relation entre l’aidant et son proche. Un exemple ? En pensant faire bien, Sarah a voulu aider sa maman dépendante et a pris un rôle prépondérant par rapport au reste de la fratrie. Cela est évidemment vite devenu épuisant pour elle, mais elle ne trouvait pas d’issue.

La médiation familiale a permis de trouver des solutions pour que chaque membre de la famille retrouve sa place. Quelques mots sur cette approche…

Qu’est-ce que la méditation familiale ?

Il s’agit d’un processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes. A travers l’organisation d’entretiens confidentiels, le médiateur familial favorise leur communication et la gestion de leur conflit.

Grâce à cet espace de communication, il va aider à restaurer la communication au sein de la famille ou de la fratrie et à trouver des accords concrets qui conviennent à tous. La médiation va aussi permettre de rééquilibrer les tâches, de déculpabiliser toutes les personnes impliquées, de recréer des liens plus positifs et de retrouver des moments de qualité.  Et pour le SAM en particulier, il sera bien souvent question de concilier sa vie ordinaire avec sa vie d’aidant.

Pourquoi y recourir ?

Lorsqu’un membre de la famille nécessite une aide, cela entraîne souvent des tensions dans le tissu familial. En effet, dans ce genre de situation, de vieilles rancœurs peuvent resurgir et faire émerger toute une série de sentiments : colère, culpabilité, frustration, abattement,… Bien sûr, chaque membre de la famille va réagir différemment en fonction de sa position, de sa relation avec la personne aidée, de sa vie et de sa situation familiale. La médiation va permettre d’aplanir les relations familiales et permettre à chacun de trouver sa place auprès de la personne aidée en proposant des espaces de paroles où chacun pourra s’exprimer.

Quelques exemples concrets où la médiation peut jouer un rôle positif ?

- résoudre des problèmes de communication entre le SAM et la personne malade ou handicapée

- régler des désaccords entre les membres de la famille par rapport à des prises de décision importantes

- Atténuer des tensions dans la famille ou au sein du couple en relation avec le rôle de SAM

Comment se déroule une médiation familiale ?

En règle générale, le premier entretien est gratuit. La démarche peut être faite de façon anonyme et confidentielle par le SAM, la personne qui requiert de l’aide ou un autre membre de la famille. Ce premier entretien permettra de voir si la médiation familiale correspond bien aux besoins de la personne. Une séance dure entre 1h30 et 2h et le nombre de séances est variable selon les cas.

Quoi qu’il arrive, une médiation ne peut se faire sans le consentement de toutes les personnes concernées. Et plus tôt le recours à la médiation familiale est fait, plus on évite des situations complexes.

Pour trouver un service de médiation, consultez notre guide médico-social !

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SAM ASBL /Fondation d'Utilité Publique

Le projet SAM a démarré en 2016, à l’initiative d’Aidants Proches Bruxelles. L’objectif de ce projet est de rendre visible l’offre existant actuellement à destination des aidants, ceci afin de soulager leur quotidien. Travailler à la prévention en facilitant l’accès à l’information et les interactions avec la communauté des SAM… Prévenir plutôt que guérir. L’un des objectifs majeurs de l’association étant la prévention. Rapidement on se rend compte qu’il est important de réfléchir à un point essentiel « tous les aidants proches sont des SAM mais tous les SAM ne sont pas forcément aidants proches ». Les études prouvent qu’une personne se déclarant « aidant proche » se trouve déjà en situation d’épuisement car elle n’a pas trouvé de soutien adéquat en amont. Aussi, inspirée de la campagne « BOB », c’est ainsi que nait l’identité «SAM». Elle a pour but de faciliter l’auto-reconnaissance de ces aidants potentiels et de créer un réflexe « Je suis SAM ». C’est pourquoi, en mai 2018, l’asbl Aidants Proches Bruxelles passe le relais à l’asbl SAM le Réseau des Aidants, créée spécifiquement pour porter ce projet qui sort de sa phase pilote et s’étend à partir de cette date à la Wallonie.

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