Seniors au volant: risques et conseils Ajouté le 31/07/2018 à 11h14

Seniors au volant: risques et conseils

En 2030, plus de 25% des automobilistes auront plus de 65 ans. Les capacités de conduite étant un facteur important pour l’autonomie et la santé mentale des seniors, nous nous sommes penchés sur la question.

Il y a quelques années, l’institut VIAS (alors appelé « IBSR[1] ») a publié un rapport sur la conduite des seniors belges. On découvrait alors les tendances portant sur la manière dont nos ainés/proches se comportent sur la route, ainsi que les conseils éventuels à leur donner.

La conduite globale des seniors

Les seniors sont souvent assimilés à de mauvais conducteurs. Pourtant, toutes les études sur le sujet démontrent le contraire : en vieillissant, le Belge conduit de plus en plus prudemment et est de moins en moins impliqué dans des accidents de la route.

Il n’empêche que la conduite sur la voie publique nécessite certaines aptitudes qui ont tendance à s’amenuiser avec l’âge. Il convient d’en être conscient et de s’y adapter, afin de conduire le plus longtemps possible en toute sécurité.

Si vous décelez chez l’un de vos proches l’un des signaux mentionnés par la suite, proposez-lui rapidement d’évaluer sa conduite.

Aptitudes généralement en baisse

  • La vue : d’après l’institut VIAS, 90% des informations indispensables à la conduite sont perçues visuellement. Or, notre vision se détériore généralement à partir de la quarantaine.

Les conseils à donner à votre proche :

-      Consulter un ophtalmologue pour contrôler sa vue, au moins une fois par an.

-      Éviter la conduite nocturne.

 

  • L’ouïe : une personne sur trois âgée de 65 ans et plus souffre de troubles de l’audition. Pourtant, lorsqu’un danger survient, notre perception auditive est active avant notre perception visuelle.

Les conseils à donner à votre proche :

-      Consulter un médecin spécialiste de l’ORL au moins une fois par an.

-      Éviter les « bruits », c’est-à-dire tout ce qui peut nuire à votre perception auditive (parler au téléphone, écouter la radio, etc.).

 

  • Les réflexes : l’enregistrement et le traitement cognitifs d’une information (un danger, par exemple) ralentissent avec l’âge. C’est donc tout naturellement que l’on réagit plus lentement en situation de danger sur la route.

Les conseils à donner à votre proche :

-      Éviter les heures de pointe et les itinéraires chargés.

-      Adopter un style de conduite anticipatif (réduction de la vitesse, maintien d’une distance « suffisante ».

 

En règle générale, il est conseillé aux seniors de consulter leur médecin traitant régulièrement pour déceler tout éventuel ennui de santé. En effet, il existe toutes sortes de pathologies susceptibles d’influer sur leur conduite : hypertension, diabète, parkinson, etc.

N’hésitez pas à le leur rappeler, c’est pour leur propre sécurité et pour celle des autres usagers de la route.

 

Test de conduite

Si vous l’estimez nécessaire, il existe également certains outils pour tester les capacités à conduire de votre proche.

Le CARA (Centre d’Aptitude à la Conduite et d’Adaptation des véhicules) le permet. Contactez le centre au 02/244.15.11 en semaine entre 8h30 et 17h, ou par email à cara@vias.be.

Après vous avoir fait complété un bref questionnaire médical, un rendez-vous sera attribué pour effectuer un test de conduite théorique et pratique.

Et si vous estimez qu’un simple test théorique est suffisant, l’institut VIAS a créé un questionnaire en ligne à l’adresse suivante : http://www.senior-test.be/fr/evaluez-vos-capacites-conduire-0.

15 questions y sont posées pour vérifier dans quelle mesure votre proche conduit en toute sécurité. Avec à la clé une évaluation et quelques conseils pratiques en fonction de ses résultats.

L’application EyeDrive, disponible sur AppStore et sur Google Play,
est également très pratique pour évaluer ses connaissances sur le code de la Route, ses capacités visuelles, et ses réflexes au volant ! 

Pour lire le rapport complet de l’IBSR : https://goo.gl/Rh7wpa

 

[1] Institut Belge pour la Sécurité Routière

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SAM ASBL /Fondation d'Utilité Publique

Initié en 2016 par l’ASBL Aidants Proches Bruxelles et son projet baptisé alors « Mon Réseau Aidant Bruxelles », le « Réseau SAM » est sorti de sa phase-pilote en septembre 2018 et repris dès lors par l’ASBL éponyme : « SAM-le Réseau des Aidants » créée spécifiquement pour faire évoluer cette initiative d’envergure. Le leitmotiv : « tous les aidants proches sont des SAM mais tous les SAM ne sont pas forcément aidants proches » caractérise la volonté de l’association de travailler en prévention, avant que les aidants ne se trouvent épuisés par la situation. L’idée est de les soulager dans leur quotidien en donnant de la visibilité aux soutiens existants mais également en proposant une campagne de communication calquée sur le modèle du « BOB » et facilitant donc l’auto-reconnaissance des aidants avant qu’ils ne tombent dans l’épuisement. Sur le Réseau SAM, les personnes dites « Solidaires à la Maison » (pour « SAM »), c’est-à-dire toutes personnes soutenant un proche en perte d’autonomie à cause de la maladie, du handicap ou de l’âge avancé, trouveront du soutien via un annuaire médico-social, des infos utiles et un espace d’échanges entre paires et avec certains professionnels du secteur.

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