Domicile : Télévigilance, « est-ce que tout va bien ? » Ajouté le 12/08/2019 à 15h34

Domicile : Télévigilance, « est-ce que tout va bien ? »

Rester à domicile n’est pas toujours évident lorsqu’il y a un réel risque de chutes. Heureusement, des outils existent afin de permettre aux proches d’agir au mieux en cas de problème.

La télévigilance constitue un moyen efficace, en cas de chute, pour permettre à l’entourage d’intervenir rapidement en cas de problème avec le bénéficiaire.

« Télévigilance », quèsaco ?

Il s’agit d’un boitier émetteur qui permet de lancer un appel vers une centrale téléphonique en cas de chute. L’usager est équipé d’un médaillon sous forme de collier ou de bracelet qu’il doit porter en permanence lorsqu’il se trouve à domicile.

Une simple pression sur ce médaillon permet d’envoyer un « signal de détresse » aux standardistes qui peuvent alors entrer en communication avec le/la bénéficiaire par le biais de l’émetteur. En général, il s’agit d’un gros boitier posé au mur qui agit comme un interphone.

La centrale téléphonique demande alors au bénéficiaire si « tout va bien », en fonction de la réponse voire de l’absence de réponse1, les standardistes appelleront la liste des « contactants » de l’abonné. Il peut s’agir de voisins, d’amis ou de membres de la famille en bref : les aidants proches de la personne en difficulté.

Toutefois, certains proposent également un service de personnes qui se déplacent au domicile du bénéficiaire afin de l’aider directement sans forcément faire appel aux proches.

Les standardistes leur demandent alors de se rendre au domicile du bénéficiaire afin de l’aider à se relever. Durant toute la durée de la procédure, la centrale téléphonique reste en contact vocal avec la personne tombée afin de la rassurer et, si nécessaire, d’appeler l’ambulance ou autres services d’urgence.

Lors de l’appel de détresse envoyé par le médaillon, la fiche du bénéficiaire apparait à l’écran des standardistes. Ainsi, ils ont accès à de nombreuses informations pouvant les éclairer sur la situation comme par exemples : les pathologies dont souffrent l’abonné ou encore l’endroit où se trouve l’appareil dans la maison ou l’appartement.

Vie privée

Certaines personnes sont parfois réticentes à l’idée d’introduire un tel dispositif au domicile de leur proche. Pourtant, il ne faut pas grand-chose pour mettre tout cela en place en dehors d’une ligne téléphonique fixe2.

Le fait que ce soit un émetteur permet aux appels d’être passé uniquement depuis le domicile vers la centrale téléphonique et non l’inverse ; cela garantit donc la protection de la vie privée des abonnés.

La télévigilance permet à la fois à l’aidé et à ses aidants d’être rassurés. Plus besoin de ramper jusqu’au téléphone ou de patienter des heures sans l’aide de personne ; une simple pression sur le médaillon suffit pour enclencher le processus d’aide permettant ainsi d’agir au plus vite pour le bien-être de tous.

Retrouvez les professionnels de la télé-vigilance dans le Guide Médico-social cliquez ici ( (sélectionnez l'activivité "Outils pour une gestion autonome-télévigilance" dans le menu de recherche à gauche de l'écran)



[1] Certaines personnes peuvent perdre conscience lors d’une chute ou simplement être inaudible de là où elle se trouve.
[2] Il est possible d’installer un appareil qui fonctionne sans ligne fixe mais les conditions sont différentes. Il vaut mieux se renseigner directement auprès des sociétés proposant ces services.

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SAM ASBL /Fondation d'Utilité Publique

Le projet SAM a démarré en 2016, à l’initiative d’Aidants Proches Bruxelles. L’objectif de ce projet est de rendre visible l’offre existant actuellement à destination des aidants, ceci afin de soulager leur quotidien. Travailler à la prévention en facilitant l’accès à l’information et les interactions avec la communauté des SAM… Prévenir plutôt que guérir. L’un des objectifs majeurs de l’association étant la prévention. Rapidement on se rend compte qu’il est important de réfléchir à un point essentiel « tous les aidants proches sont des SAM mais tous les SAM ne sont pas forcément aidants proches ». Les études prouvent qu’une personne se déclarant « aidant proche » se trouve déjà en situation d’épuisement car elle n’a pas trouvé de soutien adéquat en amont. Aussi, inspirée de la campagne « BOB », c’est ainsi que nait l’identité «SAM». Elle a pour but de faciliter l’auto-reconnaissance de ces aidants potentiels et de créer un réflexe « Je suis SAM ». C’est pourquoi, en mai 2018, l’asbl Aidants Proches Bruxelles passe le relais à l’asbl SAM le Réseau des Aidants, créée spécifiquement pour porter ce projet qui sort de sa phase pilote et s’étend à partir de cette date à la Wallonie.

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